Nous avons un gros problème avec la loi !
DIACRE AU SERVICE DE LA PAIX
Ce blog est celui d'un diacre catholique, ce que je dis n'engage que moi et n'est pas la parole officielle de l'Eglise. Je souhaite que puissent se retrouver ici tous les artisans de paix qui
partagent cette parole du Christ :
"Ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'avez fait"
Nous avons un gros problème avec la loi !
Faire une pause le midi, c’est important pour couper la journée de travail. Pouvoir rentrer chez soi pour déjeuner en famille c’est encore mieux quand c’est possible. Seulement voilà, il y a désormais une condition imposée pour pouvoir profiter de ce moment : il faut couper le téléphone ou au moins ne pas répondre quand il sonne.
En effet, le démarchage téléphonique est de plus en plus répandu de nos jours et il se concentre souvent aux heures de repas. Bien sûr, c’est le moment où la probabilité de trouver quelqu’un au bout du fil est la plus forte ; et on peut comprendre les démarcheurs. Mais personnellement, je considère cela comme une agression à partir du moment où cela devient répétitif. Cela commence toujours par une entrée en matière informative, mais très vite, on veut vous vendre quelque chose. Et si vous voulez rapidement couper court à la conversation, votre interlocuteur insiste car vous ne pouvez pas refuser l’affaire du siècle…
Le téléphone est décidément une bien belle invention, mais il peut devenir un poison pernicieux. Heureusement, on est encore libre de ne pas décrocher.
Alors que se profile la nouvelle loi sur l’immigration et l’intégration, les chrétiens ne peuvent pas se taire et doivent participer au débat. Déjà, les responsables chrétiens de toute tendance ont marqué clairement leur désaccord sur le projet de loi. Nous tous, quel que soit notre engagement dans l’Eglise, devons affirmer la prépondérance de l’accueil sur la répression.
Encore une fois, le problème est posé à l’envers. Si les candidats à l’immigration sont nombreux, c’est parce que les conditions de vie dans leur pays d’origine sont indécentes. Si des femmes et des hommes frappent à notre porte, c’est parce qu’ils espèrent trouver ici ce qu’ils ne peuvent avoir là-bas. C’est donc en favorisant le développement des pays pauvres, qu’on pourra faire diminuer l’afflux d’étrangers vers les pays riches. Ce n’est pas en stigmatisant les sans papiers que l’on fera avancer les choses, mais plutôt en aidant leur pays d’origine à leur garantir un niveau de vie correct.
La nouvelle loi a de plus un effet pervers en favorisant l’entrée des élites. Elle risque ainsi de vider encore plus les pays en voie de développement et de les réduire à l’état de ghettos. Elle va contribuer à appauvrir les nations du sud et à les écarter de plus en plus des nations du nord. Les conséquences dramatiques de cette situation risquent d’être une radicalisation des extrémismes et une augmentation des actes de terrorisme, qui sont des actes de désespérés.
Paul VI avait dit : « le développement est l’autre nom de la paix ». Ce message est à répéter pour inciter nos dirigeants à aider les pays du sud dans leur construction plutôt qu’à investir dans de l’armement et à promulguer des lois inhumaines.
Pendant trois jours, se tient au parc de la Villette à Paris, le salon des initiatives de paix. Ce rassemblement des acteurs de paix de tous bords, est l'occasion de montrer qu'il existe aujourd'hui beaucoup d'occasions de se réjouir d'une conscientisation de la fraternité humaine.
Confessionnelles ou non, mais toujours très militantes, les associations qui œuvrent pour les Droits de l'homme se retrouvent pour partager, pour améliorer leurs actions. C'est l'occasion de sensibiliser des jeunes et des moins jeunes à la nécessité de vivre en frères, de préparer la paix par tous les moyens.
Hier vendredi, j'étais sur le stand du MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente). J'ai vu passer beaucoup de monde, j'ai rencontré des femmes et des hommes profondément attachés à la cause de la justice pour tous. Je souhaiterais qu'on parle beaucoup plus de ces événements positifs dans les media. Les initiatives de paix sont nombreuses, il faut les développer encore et les faire connaître le plus possible.