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Mercredi 30 janvier 2008

J’ai été particulièrement touché par une information parue hier et dont j’ai vu quelques images aux actualités télévisées. Une jeune fille, handicapée physique, nous disait avec des larmes dans la voix et dans les yeux comment elle avait accepté de porter plainte pour injures et discrimination. L’accusée était une de ses condisciples de classe qui criait sa haine des handicapés, dont elle ne supportait pas la vue. Emu par le témoignage de cette jeune fille, ma première réaction fut la révolte contre celle qui dispensait la haine et condamnait celle qui était déjà blessée par son handicap. Ma deuxième réaction est plutôt de la pitié vis à vis de quelqu’un qui n’arrive pas à avoir la moindre compassion pour une sœur souffrante. On pourrait dire quel égoïsme, mais je pense aussi quelle souffrance pour celle qui est incapable d’aimer. La plus handicapée des deux n’est pas celle qu’on pense. Etre handicapé d’amour est ce qui est le plus terrible car cela révèle le plus grave péché au sens propre, c’est à dire être coupé de l’amour de Dieu.

par Max publié dans : textes libres
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Mardi 29 janvier 2008
Nous, citoyens du monde entier, voulons dire notre douleur et notre honte devant le sort fait aux séquestrés en Colombie et, à travers eux, devant l'ampleur de la tragédie humanitaire qui déchire ce pays, asphyxie la population civile et bafoue les principes élémentaires de la dignité humaine.

Dans la continuité du texte "Contre la barbarie ordinaire" signé par 300 intellectuels du monde entier, nous demandons publiquement :

1. que les FARC et les autres groupes qui pratiquent la prise d?otage en Colombie libèrent immédiatement et sans condition tous les otages civils en leur possession, qu'il s'agisse des otages économiques ou politiques.

2. que le gouvernement colombien fasse preuve d'une responsabilité analogue, renonce définitivement aux opérations militaires de sauvetage qui mettent en danger la vie des otages et accepte de négocier avec cette guérilla un accord humanitaire permettant l'échange de prisonniers.

3. que la Communauté internationale témoigne d'un engagement sans relâche au service de la paix et des droits humains en Colombie. En particulier, nous demandons :

- le maintien non-révocable du bureau de l'ONU sur place et l'accroissement de ses moyens d'action ;

- l'envoi d'un délégué permanent de l'Union européenne, qui aura comme mission prioritaire la concrétisation dans les plus brefs délais de l'accord humanitaire ;

et

- le développement des mécanismes permettant de contraindre l'Etat colombien à garantir aux associations ayant intenté des recours auprès de la Cour inter-américaine des droits de l'homme de voir ces actions menées à terme. 

Pour signer la pétition : http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1519

Plus d'information sur le site : www.betancourt.info
par Max publié dans : artisans de paix
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Lundi 28 janvier 2008

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Ce chiffre colossal qui correspond à une « dette de jeu », perte subie par une banque sur des placements ne doit pas cacher les immenses bénéfices, qui sont du même ordre, réalisés par les établissements financiers. En effet, le monde politique et les médias font des gorges chaudes de cette affaire, mais le monde de la finance brasse des sommes dont la plupart des individus ne peuvent même pas réaliser à quoi elles correspondent. Imaginez que ces cinq milliards d’euros sont l’équivalent de ce que 300.000 smicards gagnent pendant un an.

Alors aujourd’hui, quel que soit le résultat de l’enquête en cours et l’implication frauduleuse ou non d’un « trader », c’est la question de ces pertes et profits énormes qui est en jeu. Le citoyen « lambda » qui a du mal à joindre les deux bouts, qui constate que le passage à la caisse du supermarché vide de plus en plus son porte-monnaie ne « joue pas dans la même cour ». C’est bien la transparence des activités financières (banques, compagnies d’assurances…) qu’il faut mettre en œuvre. L’argent doit cesser d’enrichir les riches… Y aura-t-il des hommes politiques pour s’en préoccuper ?

par Max publié dans : société
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Samedi 26 janvier 2008

Depuis quatre jours, la ville de Rafah sur la frontière entre Gaza et l'Egypte voit passer des dizaines de milliers de palestiniens. Asphyxiés par le blocus d'Israël, ils vont se ravitailler en nourriture, en essence par la brèche faite dans le mur. On a même vu aujourd'hui des égyptiens passer dans l'autre sens. Ce trou dans le mur, c'est un peu d'oxygène pour les habitants de Gaza, mais rien n'est réglé. Les militaires égyptiens tentent de réguler un peu ce flot ininterrompu dont on peut voir des images impressionnantes dans les médias. 
Mais jusqu'à quand va-t-on supporter cette situation d'une bande de territoire surpeuplée, affamée, hypercontrolée? Les grandes puissances n'ont jamais voulu prendre ce problème à bras le corps et finalement cette situation intolérable génère forcément des extrémismes. Il y a près de 20 ans, un trou dans un mur avait permis la destruction complète d'un mur de la honte. Aujourd'hui, il s'agit simplement d'un petit trou, comme une soupape de sécurité... Mais qu'on pourrait voir se refermer aussi vite qu'il a été ouvert.

par Max publié dans : société
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Mercredi 23 janvier 2008
undefinedJ’étais hier avec un groupe de diacres et nous avons évoqué la question de l’accueil par l’Eglise. Nous, diacres, sommes bien évidemment convaincus que la première mission des chrétiens est l’accueil. Par notre ordination, nous en sommes les témoins et les « aiguillons » auprès de nos frères et sœurs baptisés.
Il est cependant important de se poser la question des limites de l’accueil ou du moins des conditions de cet accueil. Quand on évoque (sujet ô combien brûlant) l’accueil des divorcés remariés ou qui souhaitent se remarier, on se trouve face à deux réalités. La première, c’est que ces femmes et ces hommes ont droit à notre considération, à notre écoute, à notre prière. La deuxième, c’est que le mariage catholique est indissoluble, et qu’il ne faut pas faire croire que cette option est facultative.
La première réalité n’est pas prise en compte partout et par tous. Beaucoup de divorcés se sont vus rejetés, exclus. Ils n’ont fait l’objet d’aucune compassion face à la blessure qu’ils endurent (je pense surtout à ceux qui épousent un ou une divorcé, qui n’ont eux jamais été mariés et qui subissent cette situation.) Nous, ministres du Christ serviteur, devons dénoncer toutes les situations d’exclusion. Nous devons prêcher l’accueil et l’écoute de tous nos frères et de toutes nos sœurs.
Sur le deuxième point, je crois qu’il nous faut faire attention à ne pas tromper les gens. Tout accueil dans la prière devra être sobre et ne pas laisser penser qu’il s’agit d’un mariage comme on l’entend parfois à l’issue de cérémonies d’accueil de divorcés remariés. L’accueil a aussi ses exigences qui sont celles de la foi. Le Christ nous a demandé de tout laisser pour le suivre. Cela veut dire qu’il faut se dépouiller de tout orgueil, de tout ce qui nous encombre pour aller à l ‘essentiel.
Cette question relative aux divorcés remariés, concerne toute notre attitude d’accueil comme chrétiens. Chaque homme (chaque femme) quel qu’il soit a droit à notre écoute bienveillante et nous devons cheminer avec lui vers le Seigneur. Cependant, nous ne travaillons pas à notre compte, mais nous sommes membres du Corps du Christ, humbles serviteurs.
par Max publié dans : Eglise
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