J’ai été particulièrement touché par une information parue hier et dont j’ai vu quelques images aux actualités télévisées. Une jeune fille, handicapée physique, nous disait avec des larmes dans la voix et dans les yeux comment elle avait accepté de porter plainte pour injures et discrimination. L’accusée était une de ses condisciples de classe qui criait sa haine des handicapés, dont elle ne supportait pas la vue. Emu par le témoignage de cette jeune fille, ma première réaction fut la révolte contre celle qui dispensait la haine et condamnait celle qui était déjà blessée par son handicap. Ma deuxième réaction est plutôt de la pitié vis à vis de quelqu’un qui n’arrive pas à avoir la moindre compassion pour une sœur souffrante. On pourrait dire quel égoïsme, mais je pense aussi quelle souffrance pour celle qui est incapable d’aimer. La plus handicapée des deux n’est pas celle qu’on pense. Etre handicapé d’amour est ce qui est le plus terrible car cela révèle le plus grave péché au sens propre, c’est à dire être coupé de l’amour de Dieu.
J’étais hier avec un groupe de diacres et nous avons évoqué la question de l’accueil par l’Eglise. Nous, diacres, sommes bien évidemment
convaincus que la première mission des chrétiens est l’accueil. Par notre ordination, nous en sommes les témoins et les « aiguillons » auprès de nos frères et sœurs baptisés.