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Lundi 19 octobre 2009

 

Lors de ma dernière permanence à l'aumônerie de l'hôpital psychiatrique, Jean a souhaité me parler en privé. Jean est en HP depuis plus de 10 ans. La mort par suicide de son père reste un traumatisme pour lui. Il n'a pas fait le deuil de son père, inconsciemment, il se croit responsable de sa mort.
Il connaît des hauts et des bas comme bien des patients, mais l'opportunité de vivre dans un appartement hors de l'hôpital lui est offerte. Seulement, ce qui pourrait être un début de réinsertion sociale est aussi une haute marche à franchir. Il a peur, comme il me le dit, de ne pas supporter la nuit tout seul. Sa fragilité se révèle à chaque obstacle nouveau à franchir. J'essaie de lui faire comprendre que ce passage est important pour lui. Il sait qu'il lui faudra trouver des occupations pour ne pas rester seul dans son appartement le jour. Cela il devrait pouvoir le réaliser, même si ce sera difficile car l'éventail des possibles est réduit. Le gros problème reste le fait de se retrouver seul la nuit. Depuis quelques semaines, il parle de cet appartement, mais l'échéance qui se rapproche l'angoisse de plus en plus.

C'est par lui-même qu'il pourra réussir ou non ce passage. Je ne peux que l'écouter, l'assurer de mon amitié, lui faire comprendre que cette peur est normale mais qu'il a le droit de vivre normalement, d'avoir une part de bonheur.

Je voudrais tant qu'il franchisse cette étape avec succès. Tant de patients se détruisent à petit feu et non aucun avenir. Je le confie à la miséricorde du Seigneur et j'espère que la présence de tous les membres de l'équipe de l'aumônerie sera la petite lumière qui le conduira vers la sortie de ce long tunnel dans lequel il peine depuis si longtemps.

Par Max - Publié dans : textes libres
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Samedi 10 octobre 2009

A l’initiative de la Coalition mondiale contre la peine de mort La 7e Journée mondiale contre la peine de mort du 10 octobre 2009 est consacrée au projet « Eduquer à l’abolition ». Une animation publique aura lieu à Paris à l'appel de plusieurs organisations : Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM), Amnesty International France, ACAT, Le Collectif Mumia Abu Jamal, La Ligue des droits de l’Homme.

Au programme, place de la Sorbonne :

11h : Exposition « Sur les chemins de l’abolition universelle », débats, signature de pétitions ;
13h : Plaidoiries autour de l’argumentaire abolitionniste par Arié Alimi et Victor Zagury, avocats ;
13h45 : Témoignage de mineurs condamnés à mort présentés par de jeunes militants.

16h : Lancement du livre « Il n’y a pas de manière humaine de tuer » (« No Human way to kill ») de Robert Priseman. Avec la participation et le témoignage de Cathy Harrington, américaine, qui malgré l’assassinat de sa fille, refusa la condamnation à mort de son assassin et milite depuis pour l’abolition. (Café Le Sorbon, 60 rue des Ecoles, 75005 Paris)

La Coalition mondiale contre la peine de mort, dont ECPM assure le secrétariat exécutif, a institué le 10 octobre pour célébrer la Journée mondiale contre la peine de mort. La première édition de cet événement annuel a eu lieu en 2003. La Journée mondiale contre la peine de mort a été officialisée par le Conseil de l’Europe et l’Union européenne en 2007.

Comme tous les ans depuis 2003, des initiatives se dérouleront dans le monde entier. Sur les cinq continents, pétitions, tables rondes, débats et expositions sont prévues. Pour consulter le programme complet des manifestations, connectez-vous sur : worldcoalition.org

Par Max - Publié dans : Eglise
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Samedi 3 octobre 2009


C'est la rentrée aussi pour l'équipe de la Communauté Mission de France. Nous nous sommes retrouvés aujourd'hui pour partager ensemble un temps de convivialité et de travail. Deux équipes (les moins et les plus de soixante-cinq ans) qui partagent l'aventure missionnaire de l'Eglise.
Portés par les axes de l'ensemble de la communauté : Vivre la solidarité avec les pauvres, vivre ensemble la solidarité internationale ici et là-bas, nous engager pour de nouveaux modes de vie et travailler les questions nouvelles autour de la famille, nous déclinons dans l'Eure ces axes à travers une lettre de mission.
Dans nos diversités, nous essayons d'annoncer l'Evangile aux hommes et femmes que l'Eglise ne rejoint pas ou peu. Pour cela nous voulons être attentifs aux personnes marquées par la précarité sous toutes ses formes.
Alors à l'aube d'une nouvelle année, nous nous sommes redits ce qui nous faisait avancer et ce que allions essayer de développer encore plus et mieux.
Ensemble engagés dans la Mission de France, nous espérons attirer d'autres femmes et d'autres hommes dans une aventure qui nous fait grandir et qui nous émerveille.
Ce que nous avons lu et entendu dans l'Evangile du jour nous invite à rester modeste, mais plein de confiance : "Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits" Lc 10

Par Max - Publié dans : Eglise
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Mercredi 30 septembre 2009


Parce que nous sommes tous importants là où nous sommes!
Parce que nous sommes tous importants pour quelqu'un!
Parce qu'il y a de l'extraordinaire dans l'ordinaire de nos vies!
Parce que nous sommes tous aimés de Dieu!
Nous sommes conviés à vivre simplement la fraternité et la proximité.
Je vous offre ce beau texte de Madeleine Delbrel qui est prière et invitation à la prière.

"Il y a des lieux où souffle l'Esprit mais il y a un Esprit qui souffle en tous lieux.

Il y a des gens que Dieu prend et met part.

Il y en a d'autres qu'il laisse dans la masse, qu'il ne retire pas du monde. Ce sont des gens qui font un travail ordinaire, qui ont un foyer ordinaire ou sont des célibataires ordinaires. Des gens qui ont des maladies ordinaires, des deuils ordinaires. Des gens qui ont une maison ordinaire, des vêtements ordinaires. Ce sont les gens de la vie ordinaire. Les gens que l'on rencontre dans n'importe quelle rue. Ils aiment leur porte qui s'ouvre sur la rue..

Nous autres, gens des rues, croyons de toutes nos forces que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté. Nous croyons que rien de nécessaire ne nous y manque, car si ce nécessaire nous manquait, Dieu nous l'aurait déjà donné."

Madeleine Delbrel

Par Max - Publié dans : méditation
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Dimanche 20 septembre 2009
 
Homélie des vigiles au soir de la marche pour la paix

« De quoi discutiez-vous en chemin? » Cette question que Jésus pose à ses disciples, nous pourrions la poser ce soir aux marcheurs qui ont rejoint l'abbaye du Bec.

Les disciples qui traversaient la Galilée avec Jésus, avaient entendu des mots qu'ils n'avaient pas compris : Jésus leur avait annoncé sa mort et sa résurrection. C'était quelque chose de bien mystérieux et les disciples étaient plutôt préoccupé de leur vie de tous les jours et de la place de chacun dans le groupe.

 

Nous mêmes, en marchant, nous avons pu méditer des textes. Nous avons écouté Adolpho Perez Esquivel, prix Nobel de la paix 1985, engagé pour le respect des droits humains et la lutte des pauvres pour un monde meilleur. Avons-nous compris toutes les exigences de l'engagement et ne sommes-nous pas, nous aussi, préoccupés par le ron-ron du quotidien?

 

Les disciples de Jésus étaient des hommes et des femmes ordinaires. Bien sûr, ils suivaient Jésus et certains avaient tout quitté pour cela. Bien sûr, ils pensaient que Jésus allait transformer quelque chose dans leur vie et ils l'écoutaient comme un grand prophète. Mais ils n'avaient sûrement pas saisi tout le sens du message du Christ. Ils étaient tentés de revenir à leurs problèmes quotidiens. Et puis comme bien d'autres, ils cherchaient à se positionner, à prendre une bonne place dans la société. La gangrène du pouvoir les guettait. « Ils avaient discuté entre eux pour savoir quel était le plus grand. »

 

Nous, qui avons le recul de l'histoire. Nous qui croyons que Jésus a vaincu la mort pour nous ouvrir un chemin de libération. Ne sommes-nous pas, nous aussi, tentés de penser à nous avant les autres? Bien sûr, nous avons offert cette journée pour la paix. Nous avons transpiré sur le chemin pour arriver jusqu'ici. Nous sommes aussi engagés dans telle ou telle association pour défendre les plus pauvres et promouvoir un monde meilleur. Mais la tentation du pouvoir nous guette aussi et nous avons besoin de méditer la parole de Dieu et de nous laisser conduire par elle.

 

« Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Voilà ce que Jésus déclare à ses douze apôtres. Il renverse ainsi complètement la perspective. Il n'est pas question de se mettre au-dessus des autres, mais de se mettre au service des autres. Et Jésus montrera l'exemple, lui qui aurait pu se faire traiter comme un roi terrestre entouré de ses sujets. Il s'est agenouillé devant ses amis pour leur laver les pieds. Il a laissé les hommes le juger, le condamner, le mettre à mort.

 

Aujourd'hui encore, il est bon de retrouver l'humilité de Jésus en reconnaissant notre petitesse. Ce n'est pas en accumulant les richesses et le pouvoir que nous trouverons le salut. Il nous est demandé de mettre notre habit de service, de nous faire des serviteurs, des serviteurs de la paix. Pendant notre marche, nous avons pris quelques exemples de serviteurs de la paix. Derrière Jésus, il y a mère Térésa, Martin Luther King, Desmond Tutu, Oscar Romero et tant d'anonymes...

 

Nous sommes invités à faire chaque jour un effort de plus pour accueillir le faible et le pauvre en ne nous mettant pas dans la position du dominant, mais dans celle du serviteur. Il n'y a qu'un seul Seigneur, et nous, nous sommes tous des frères et des soeurs du Christ sans notion de hiérarchie entre nous. Le petit que nous aimons, c'est le Christ que nous aimons.

 

Faisons notre cette parole de Jésus : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »

Amen.

Par Max - Publié dans : méditation
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